LA PAUVRETE EN INDE

L’actualité sur la pauvreté en Inde est toujours aussi présente. Le site aujourdhuilinde.com  fait le point dans l’article paru le 26 juillet 2010 : vous pouvez retrouver quelques chiffres clés inclus dans notre rubrique « voyage au coeur de l’Inde« .

« La pauvreté continue de hanter le miracle économique indien ( 26/7/2010)

Le nombre de millionnaires en Inde a progressé de 50% en un an, mais l’essor économique tant vanté du sous-continent est bien loin du quotidien des 440 millions d’Indiens qui vivent encore sous le seuil de pauvreté.

La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté a été relevée de 28% à 37% en avril ©AFP

Fida Hussein est un paysan sans terre, il a 40 ans mais l’air d’en avoir beaucoup plus et vit avec sa femme et ses six enfants dans un village reculé de l’Uttar Pradesh (nord), l’un des Etats les plus pauvres de l’Inde. « Nous n’avons rien, ni vêtements, ni meubles, seule une couette pour l’hiver », dit-il devant son seul bien qui vient de brûler, sa cabane. Les flammes du réchaud d’une cuisine improvisée en plein air ont dévasté leur cabane grossièrement rapiécée avec des sacs en plastique. « Il ne sert à rien de pleurer, personne ne nous entend », lâche-t-il tandis que ses enfants jouent dans une cour mal entretenue.

Selon une récente étude de Merrill Lynch Wealth Management, filiale de la Bank of America, et du groupe français de conseil Capgemini, le nombre de millionnaires (en dollars) en Inde a progressé l’an dernier de 50% (126.700), dans un pays où l’économie est en pleine expansion.

L’Inde a enregistré une croissance de 7,4% pour l’année budgétaire 2009-10. Mais comme plus de 400 millions d’habitants sur une population de plus d’1,2 milliard, la famille Hussein n’a ni électricité ni eau courante. En 1947, dans le discours scellant l’indépendance de l’Inde, le nouveau Premier ministre Jawaharlal Nehru avait appelé à la « fin de la pauvreté, de l’ignorance, des maladies et de l’inégalité ». Un long chemin est encore à parcourir pour atteindre ces objectifs.

En avril, la commission de planification, qui dépend du gouvernement, a relevé de 28% à 37% la part estimée de la population vivant sous le seuil de pauvreté (17 roupies par jour en milieu urbain, soit 36 centimes de dollars, et 12 roupies en milieu rural), soit environ 440 millions d’Indiens.

Selon un nouvel indice international sur la pauvreté, développé par l’université britannique d’Oxford qui prend en compte de nombreux critères de privations, il y a davantage de démunis dans huit Etats indiens que dans les 26 pays africains les plus pauvres. « Il y a deux catégories qui augmentent en Inde: les très riches et les très pauvres », résumait récemment M.J Akbar, le rédacteur en chef du quotidien The Sunday Guardian dans un éditorial.

Le gouvernement de centre-gauche dirigé par le parti du Congrès a été réélu l’an dernier sur son programme en faveur des pauvres, notamment en zone rurale. Au cours de son premier mandat, il avait augmenté les dépenses de santé et d’éducation et avait créé le « National Rural Employment Guarantee Act », une loi destinée à assurer 100 jours de travail par an à tout adulte vivant en zone rurale, avec un salaire minimum légal de 100 roupies par jour (2,1 dollars).

Mais Hussein n’a pas réussi à bénéficier de cette loi. D’autres travailleurs de la région se plaignent de n’avoir été employés que quelques jours par an. Le gouvernement dépensera pour les pauvres au moins 250 milliards de dollars pendant les cinq prochaines années, mais un récent rapport du groupe d’investissement CLSA estime que plus de 100 milliards n’iront pas aux personnes concernées.
Selon la directrice pour l’Inde de Transparency International, Anupama Jha, la corruption sévit dans le gouvernement, le secteur privé, la police et la justice. Au total 43,5% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, soit un taux pire qu’en Afrique sub-saharienne, et en recul de seulement 9% par rapport au début du « miracle économique » indien en 1991. Dans le même temps, le Produit intérieur brut par habitant a été multiplié par cinquante.

« On a l’air un peu stupide de s’autoproclamer grande puissance ou même Etat moderne progressiste lorsqu’on n’a pas fait les choses les plus élémentaires pour les populations défavorisées« , dénonce un expert politique, Ajoy Bose.  »

http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-la-pauvrete-continue-de-hanter-le-miracle-economique-indien-5942.asp?1=1.

 

UN AUTRE ARTICLE

Une réalité indienne en quelques chiffres :

 

La démographie indienne est de 1,1 milliard d’habitants.

En 2004, l’ étude sur le seuil de pauvreté réalisée en Inde, était de 310 millions de pauvres.

– Avril 2010, la dernière étude révèle un chiffre inquiétant 410 millions de pauvres, soit 37 % de la population (100 millions de plus qu’en 2004) . La région du Madhya Pradesh (région du centre de l’Inde) a le triste record de malnutrition infantile ! Ce calcul prenait en considération le salaire et la capacité de la famille à offrir un repas par jourcomblant les besoins nutritionnels minimaux.

– En raison des fortes sécheresses en 2009 (mousson la plus faible depuis 40 ans), l’Inde est confrontée à une pénurie des aliments de base ; En moins d’un an, le coût de la vie en Inde a donc subi une forte inflation : les produits de base comme le sucre, le riz ou daal (lentilles)et autres légumes de base ont augmenté de plus de 20%. Pour exemple, le prix du sucre a quasiment doublé depuis janvier 2009 !

– Le salaire d’un indien est en moyenne d’1,5 euro/jour

– Une visite médicale (dans un bon hôpital) est de 4, 80 € chez le généraliste et 6, 20 € chez le spécialiste.

– Frais de scolarité : entre 15 et 35€ par mois, selon les écoles

– Uniforme complet pour un écolier (2 pantalons, 2 chemises, 1 ceinture, 2 paires de chaussettes, 1 paire de chaussures de ville, 1 tenue de sport) : 12€/an

– Matériel pour l’école (livres, cahiers, fournitures) : 4,80€/mois/enfant

– Habillage des enfants (hors donation) : 1,46€/mois/enfant

– Hygiène des enfants (savon, shampoing, talc, huile capillaire) : 1,10€/mois/enfant

Les ONG indiennes partenaires de « Coeur à Coeur franco-indien » agissent auprès de population défavorisée, et plus particulièrement auprès des enfants.

Les multiples et divers parrainages proposés par les ONG ont pour but de couvrir tous ces besoins. Nous leur donnons la main et complétons l’action en aidant également les artisans les plus pauvres.

Nous soutenir , c’est aider l’enfant ou l’adulte en difficulté dans son pays

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