SITUATION DE LA FEMME EN INDE

Sourire-dInde

En Inde, les femmes sont l’objet d’une discrimination négative, allant jusqu’aux abus et au meurtre, sur une échelle inégalée dans les 19 économies majeures du monde, selon le dernier sondage effectué par la Fondation Thomson Reuter : « C’est un miracle qu’une femme survive en Inde. Avant sa naissance déjà, notre obsession de l’enfant mâle la met en danger d’être supprimée par avortement, » a dit Shemeer Padinzharedil. Dans l’enfance, elle risque d’être abusée, violée, soumise au mariage forcé ; une fois mariée, elle risque d’être tuée pour sa dot. La femme qui survit à tout cela peut subir une discrimination négative en tant que veuve, se voyant refuser ses droits d’héritage ou de propriété.

« Sous la surface des choses…autant de dangereuses menaces pour le pays »

 

L’Inde a eu une femme comme premier ministre ou comme chef du gouvernement, depuis aussi loin que 1966. Actuellement, deux Ministres principaux de l’Inde sont des femmes. Les fonctions politiques suprêmes du pays sont exercées par des femmes, telle Sonia Gandhi, présidente du premier parti de gouvernement, ou Pratibha Patil, président sortant de l’Inde.

 

Il est maintenant courant de voir circuler dans les cités des femmes habillées à l’occidentale, se rendant à leur travail en conduisant leur scooter ou leur automobile. Les femmes médecins, juristes, officiers de police ou bureaucrates sont légion. Mais si vous grattez sous la surface des choses, vous constaterez que de nombreuses situations déplorables constituent encore autant de dangereuses menaces pour le pays, qu’il s’agisse de la suppression de fœtus féminins, du mariage de jeunes enfants, de meurtres d’honneur ou pour la dot, de toutes expressions de discrimination dans les secteurs de la santé et de l’éducation, et de crimes les plus variés comme le viol, la violence domestique et le trafic humain.

 

 « Des femmes sont empêchées de jouer un rôle égal ou complet »

 

Cette vision selon laquelle les femmes seraient en quelque sorte inférieures aux hommes n’est pas spécifique d’une religion, d’une croyance ou d’une nation. Des femmes sont empêchées de jouer un rôle égal ou complet dans le cadre de nombreuses religions et pratiquement dans toutes les cultures.

 

Au niveau le plus répugnant, la croyance que les femmes doivent être assujetties aux désirs des hommes excuse l’esclavage, la violence, la prostitution forcée, les mutilations génitales et les lois nationales qui omettent le viol de la catégorie des crimes. Dans certaines nations, les femmes sont limitées dans leurs mouvements, punies quand elles découvrent un bras ou une cheville, privées d’instruction, avec interdiction de conduire une automobile ou de rivaliser avec les hommes pour un emploi. Une femme victime d’un viol est souvent considérée comme la coupable et sévèrement punie de son crime.

 

« Ce ne sont pas seulement les femmes et les filles qui en pâtissent. Nous sommes tous concernés, et atteints. »

 

La racine de ce parti pris est profondément enfoncée dans l’histoire, mais son impact est éprouvé tous les jours. Ce ne sont pas seulement les femmes et les filles qui en pâtissent. Nous sommes tous concernés, et atteints. La couverture d’une discrimination négative de la moitié d’une population va tout simplement à l’encontre des intérêts fondamentaux de n’importe quelle communauté. Nous devons combattre ces attitudes et ces pratiques égocentriques et archaïques.

 

Ambrose Vedam, jésuite indien

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